Michel Guignard joue au culte à Vufflens  dès l’année de sa Confirmation (1959), sur un harmonium. En alternance avec un/e collègue, il joue également sur l’orgue de Vaux.La paroisse Vufflens-Chigny-Denens-Vaux  compte alors une centaine de cultes par an, plus les mariages. Le bénévolat de l’organiste est d’usage, à la campagne. Les mariages lui apportent parfois un pourboire. En 1969, le caissier de paroisse  estime  qu’il faut donner quelque chose à ce gamin.  Qui a 26 ans et vient de se marier ( !! ) Il recevra  CHF 100.- par an.

Le 12 mars 1972, inauguration de l’orgue de Vufflens. Michel prend des leçons chez M. Eric Stauffer à Morges.

Entre 1974 et 1976  : Michel  joue  2 fois  au Tessin, dont à la messe de Corpus Domini (Fête Dieu).  Puis à l’église de Brigels / GR, pour ses camarades militaires. En 1976, à Savatan, le capitaine est mélomane.  Il accorde  ½ journée de congé  au soldat Guignard, pour passer un examen d’orgue, au Temple de Morges.

Le salaire annuel d’organiste, à Vufflens,  est alors de CHF 400.-.

Vers l’an 2000   La cathédrale de Lausanne se trouve sans grandes orgues lors de la Consécration des pasteurs.  Michel tient « le positif ».  Le Vufflens Jazz Band ponctue la cérémonie. En 2007  Avec 4 collègues musiciens de la Vaudoise Assurances, Michel donne  un concert classique, au Temple de Montriond. Pour fêter sa Retraite.

La routine paroissiale voit défiler 18  pasteurs titulaires, suffragants et diacres, durant les 62 ans de service de l’organiste.

Et maintenant le témoignage du musicien :

« J’ai eu plaisir à jouer de l’orgue car vous avez un véritable orchestre devant vous (par ex. à Vufflens plus de 800 tuyaux, dont chacun représente un instrument à vent) et personne ne peut s’interposer ou changer vos envies. Bien sûr il faut affronter les rigueurs de l’hiver dans une église froide, mais la satisfaction au clavier l’emporte.

Pourquoi jouer pour les services religieux ? « Soli Deo Gloria » est une devise qu’on peut appliquer à l’organiste de culte, et j’ai servi pendant ces années en tentant de consolider ma foi. La devise de l’église de Yens me le rappelle toujours. La routine ne m’a jamais gagné et la tenue du clavier est très souvent comme une détente. Dorénavant j’aurai le joie d’entendre mes collègues au culte, sans le souci de préparation ».