Lundi 19 février 2018

Permanence et clarté du souvenir. (Deutéronome 27,1-10)


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L'humanité a depuis toujours érigé des monuments qui non seulement rappellent les grands faits du passé, mais encore en affirment la pérennité. Il y a dans l'histoire, des événements qui conservent leur valeur, indépendamment des interventions de l'homme et des modes passagères. Moïse, de ce fait, rappelle que l'autel, sur lequel s'accompliront les rites assurant les relations verticales du peuple avec Dieu (les holocaustes) et les relations horizontales entre les participants du sacrifice partageant un repas, sera formé de pierres brutes. Des pierres sur lesquelles «tu ne passeras pas le fer», c'est-à-dire sur lesquelles tu n'exerceras pas de violence, mais que tu laisseras à l'état naturel. Les stèles enduites de chaux ou de plâtre portent le texte de la loi gravé en creux ou sculpté en relief; les caractères sont certainement peints pour en améliorer la lisibilité. Moïse insiste sur la clarté de cet enseignement qui doit faire l'objet de perpétuelles reprises et explications. Quand nous contemplons les monuments du passé, nous communions à l'esprit qui les a élevés et nous accédons à la vérité sur laquelle se fonde la réalité

Yvan Bourquin

Prière:Chaque soir, Père qui n'oublie pas, ressuscite notre journée qui s'éteint, en élaguant ce qui doit rejoindre la nuit et l'oubli.  

Référence biblique : Deutéronome 27, 1 - 10

Commentaire du 20.02.2018
Commentaire du 18.02.2018